Si la demande du salarié est refusée au niveau du plan de formation, la deuxième solution est celle du Congé individuel de formation (CIF).
Le Congé Individuel de Formation permet à un salarié de s’absenter de son poste pour suivre une formation afin de se qualifier, se former ou bien se reconvertir.

Fonctionnement du CIF

Un salarié en CIF bénéficie d’un congé à temps partiel, voire d’un congé total, pour préparer son diplôme.

La formation demandée n’a pas besoin d’avoir un rapport avec le domaine d’activité de l’entreprise où vous travaillez. La formation peut se dérouler à plein temps ou à temps partiel.
Le CIF permet au salarié de choisir lui-même sa formule d’études, en fonction de ses objectifs personnels. Si vous êtes dans une entreprise de plus de dix personnes, il faut avoir travaillé comme salarié pendant vingt-quatre mois, consécutifs ou non, dont douze dans votre société actuelle.

Si vous êtes dans une entreprise artisanale de moins de dix salariés, l’ancienneté doit être de trente-six mois, dont douze dans votre société actuelle. Légalement, l’employeur ne peut s’opposer à un CIF. Sauf si le délai de présentation de la demande n’est pas réglementaire (voir les conditions). Il a en revanche le droit de demander un report qui ne peut dépasser neuf mois.

Le financement est assuré par l’organisme paritaire auquel cotise votre employeur. Ces organismes étudient la cohérence de votre projet, votre ancienneté, votre niveau d’études. Si votre dossier est accepté, vous percevrez entre 80 % et 100 % de votre salaire, et les frais de formation. À l’issue de la formation, le salarié réintégrera son poste de travail ou un poste équivalent.
Attention : l’entreprise n’est pas tenue de lui proposer un autre emploi prenant en compte la qualification nouvellement acquise grâce à son congé individuel de formation. Il faut donc négocier le plus en amont possible pour que votre cursus soit pris en charge par l’employeur